Thérapies prises en charge par l’assurance maladie suisse (LAMal, AI, LAA & AM).

← Retour à l’aperçu

L’exercice à domicile après la neuroréadaptation : comment tenir bon quand la motivation s’essouffle

Publié le

Patient sur un vélo d’entraînement stationnaire, dans le cadre d’une routine d’exercice structurée

La plupart des gens quittent leurs premières séances déterminés. Une feuille d’exercices, une idée claire de ce qu’il faut faire, une réelle motivation à bouger. Puis quelques semaines passent, le quotidien reprend le dessus, et la feuille reste sur le comptoir de la cuisine plus souvent qu’elle n’est utilisée.

Ce n’est pas un manque de volonté. L’exercice à domicile est réellement plus difficile que l’exercice fait en clinique, pour des raisons qui n’ont rien à voir avec votre envie de récupérer.

Pourquoi l’exercice à domicile est plus difficile qu’en clinique

Pendant une séance, quelqu’un observe. Un ou une thérapeute corrige votre posture avant qu’une mauvaise habitude ne s’installe, vous tient honnête sur l’effort fourni, et remarque un jour difficile souvent avant vous. Rien de tout cela n’existe à la maison. Vous vous entraînez aussi dans la même cuisine où la bouilloire doit être remplie et le même salon où la télévision n’est qu’à une pression de télécommande, en concurrence avec une dizaine d’autres petites sollicitations de votre attention.

La fatigue après un AVC ou une lésion cérébrale rend cela encore plus difficile. Les exercices qui semblaient gérables en clinique, où la séance est la seule chose qui se passe, peuvent sembler une tâche bien plus lourde à la fin d’une journée ordinaire.

Ce qui doit vraiment figurer dans un programme à domicile

Une feuille d’exercices générique n’est pas un programme à domicile. Un programme utile découle de votre bilan, cible le mouvement précis sur lequel votre thérapeute souhaite que vous travailliez ce mois-ci, et contient assez peu d’éléments pour que vous puissiez vraiment vous en souvenir sans consulter une feuille imprimée.

La qualité compte ici plus que le volume. Un petit nombre d’exercices réalisés avec une réelle attention à la posture, la plupart des jours, fait plus pour la neuroplasticité qu’une longue liste tentée une fois par semaine dans la précipitation. Si votre programme vous semble écrasant, cela vaut la peine d’en parler directement à votre thérapeute, car un plan que vous ne pouvez pas tenir n’est pas vraiment un plan.

Quand vous manquez des jours, encore et encore

Manquer un jour n’est pas le problème. Considérer un jour manqué comme la preuve que tout le programme s’est effondré est ce qui fait réellement dérailler les gens, car cela transforme une séance manquée en semaine manquée, puis en mois manqué.

Associer les exercices à quelque chose que vous faites déjà sans y penser, se brosser les dents, la bouilloire qui chauffe, un fauteuil en particulier, vous enlève la décision de quand commencer. Un simple pointage sur le frigo ou une application de suivi d’habitudes fonctionne mieux que de compter sur sa mémoire, car cela montre le schéma plutôt que la seule excuse du jour. Un programme suivi à soixante-dix pour cent la plupart des semaines vaut mieux qu’un programme abandonné après une première quinzaine parfaite.

Est-ce grave si ma posture n’est pas parfaite à la maison ?

Une légère perte de qualité est normale et n’est pas une raison d’arrêter. Personne ne bouge aussi précisément sans thérapeute qui observe qu’avec quelqu’un à ses côtés. Ce qui compte, c’est de repérer cette dérive avant qu’elle ne devienne la nouvelle habitude, ce qui explique pourquoi des points réguliers restent importants même une fois que vous vous sentez à l’aise chez vous.

Une courte vidéo envoyée à votre thérapeute, ou cinq minutes en début de séance suivante consacrées à revoir les exercices à domicile, permet de repérer les petites compensations qui s’installent sans qu’on s’en aperçoive. Laissées sans correction pendant des mois, ces compensations peuvent elles-mêmes devenir ce que vous êtes en train de répéter.

Ce que l’exercice à domicile ne peut pas remplacer

Un programme à domicile prolonge ce qui se passe en clinique. Il ne le remplace pas. Le nombre de répétitions qui entraîne le changement, plusieurs centaines de mouvements précis en une seule séance assistée par robot, n’est tout simplement pas atteignable sans encadrement à la maison, et essayer de les forcer sans soutien est souvent la cause de blessures ou de découragement.

Considérez les séances en clinique comme l’endroit où se fait le gros du travail de réapprentissage, et la pratique à domicile comme ce qui empêche ce travail de s’estomper entre les rendez-vous. Ni l’un ni l’autre ne fait le travail de l’autre.

Ce que cela signifie pour vous

Si votre programme à domicile s’est discrètement arrêté, c’est fréquent, et cela se corrige. Ce qui doit généralement être ajusté, ce n’est pas votre discipline, c’est le plan : moins d’exercices, un déclencheur plus clair pour savoir quand les faire, et un moyen de voir votre propre schéma plutôt que de le deviner.

C’est un point qui mérite d’être abordé lors de votre prochain bilan. Le premier bilan gratuit chez Nextherapy, à Zurich ou à Saint-Gall, est aussi un bon point de départ si vous n’êtes pas encore patient et souhaitez un programme à domicile construit autour de ce dont votre système nerveux a réellement besoin en ce moment.

Parlez-nous de votre situation.

Lors d’un premier entretien gratuit, nous discutons de vos antécédents médicaux, de vos objectifs et des possibilités de prise en charge.